Bonjour bonjour. 

C'est peut-être idiot de commencer comme ça, surtout que j'ai l'impression de parler dans le vide. Mais il faut bien débuter quelque part. (Phrase bateau à 12h !)

En premier lieu, je vais vous dire où vous êtes tombés, sur un blog tout beau tout neuf. Enfin tout beau je crois pas pour le moment.  Qu'est ce qui m'a décidée ? Mon arrivée à Paris.

Il est temps de me présenter :

Je suis une étudiante toute fraîche qui vient de débarquer dans la capitale, et de temps en temps c'est le bazar. Il faut savoir que je viens d'une jolie région qu'on appelle la Normandie, là-bas je vivais dans une grande maison à la campagne, dans un village de 500 habitants. Alors non je ne débarque pas non plus de la planète Mars, je connaissais déjà Paris, et j'avais même déjà pris le métro!
J'ai donc choisi le doux nom de sabotière pour ne pas oublier d'où je viens, parce que c'est quand même important. Une chose qu'il faut absolument savoir, c'est que je suis affreusement maladroite, tête en l'air et débordée, et j'ai envie de vous raconter ma découverte de la vie à Paris avec mes gros sabots. 

La toute première chose qui mérite d'être citée c'est mon logement. Alors je préviens dès maintenant : JE L'ADORE . VRAIMENT. Donc tout ce que je dis, c'est de l'humour, je ne me plains pas du tout. Maintenant qu'un homme averti en vaut deux je peux continuer. (C'est possible de dire ça ? )
J'ai une chambre de bonne, des vieux amis de la famille ont la gentillesse de me la passer pour l'année, et la c'est royale : c'est gratuit. Ca parait incroyable et tout le toutim, mais derrière y'a une raison : elle fait 6 m2, peut être 7 si mon mètre n'est pas aux normes. Or c'est pas légal : du coup tout bénèf pour moi ! Vous imaginez que dans 6m2 je met pas grand chose: un lit, un bureau, un lavabo, une commode et attention attention le top du luxe : UN BIDET. (hourra *clap clap*). Soit dit en passant il fuit depuis une semaine. Depuis que j'ai emmenagé quoi. 

Du coup, les toilettes sur le palier, c'est quand même plus convivial : je mesure mieux la quantitié de papier que chacun utilise sur MON rouleau : ma contribution de la semaine. C'est là qu'on se rend compte de sa valeur. Je peux aussi vous affirmer que les hommes, malgré la modernité, n'évoluent pas : la lunette, je sais même pas si ils savent à quoi elle sert. (J'aime quand même les garçons, promis). Alors au début, emmener ses clés quand on va faire pipi, ça fait bizarre. Mais je vous assure, c'est juste une habitude à prendre. Mais trêve de blabla sur mes toilettes, même si faut avouer que ça marque. 

Le soir j'ai constaté que je vois la tour Eiffel, et comme une petite fille je ne me lasse pas de me mettre à la fenêtre, bien penchée (si c'était trop facile de la voire ce serait pas drôle) et de la regarder s'illuminer à chaque heure pleine. 
Mais le jour où j'ai constaté les limites de la chambre ce fut quand ma mère vint avec ma commode à monter. Je l'ai fait dans le couloir sinon ça ne rentrait pas en la posant par terre! Après des contorsions je l'ai mise à l'endroit approprié et c'est génial. Juste elle penche, un peu, pas beaucoup... 

Ah je sais ce que j'ai oublié de vous dire : je suis au 6e . Sans ascenseur bien sur! Encore ça ne me gêne pas autre mesure, on apprend à ne rien oublier quand on part le matin. Le jour ou je n'ai pas vraiment assumée, c'est quand j'ai ramenée ma deuxième valise, celle avec les chaussures, les manteaux, les livres.. J'ai mis 35 minutes, je pense que c'est égal au poids qu'elle faisait. 

Je pense que le dernier fait majeure de mon installation à raconter c'est l'arrivée d'internet. Après trois jours dans la solitude, mon technicien est venu, mon petit Jésus à moi. 
Mais là, il regarde mon mur sous mon regard interloqué, et d'un pas décidé il s'en va attraper une perçeuse monstrueuse et la brandit avant même que j'ai le temps de cligner de l'oeil. Avant qu'il ne fasse des trous partout je l'ai convaincu d'attendre 5 min pour que j'aille chercher ma "proprio ". Quand je suis remontée, cauchemar : il y avait déjà des câbles PARTOUT dans le couloir. Tirés du plafond dans tout les sens, une échelle au dessus de ma porte, mes quelques malheureux meubles empilés les uns sur les autres... Heureusement que je lui avait dit d'attendre!  Finalement j'ai eu internet, et ça marche drôlement bien... Mais mes aventures avec mon opérateur ne s'arrêtent pas là, sinon c'est pas drôle, et vous les retrouverez très bientôt. 

Je crois qu'en ce qui concerne mon dupleix de luxe, c'est terminé. Mais j'en encore plein de choses à dire sur la fac, la laverie automatique et les petits plaisirs quotidiens de la vie d'étudiante, en espérant que je ne vous ai pas ennuyé (ça doit pas être le cas si vous êtes arrivés jusque là), je vous souhaite plein de bonheur dans vot' chez vous tout comme moi, que ce soit avec Papa Moman, Popol, ou les artichauts que votre grand mère rêve que vous cuisiniez avant la Saint Fifrelin. 

 

PS : Je jure sollenellement que je raconte la vérité, et rien que la vérité sur mes déboires et mésaventures quotidiennes.